samedi, 24 mai 2008

Le monde des livres

e92f336de8cb577d21a81827b4730497.jpgJe viens de lire Les Années de Virginia Wolff. C'est pas mal (qui suis-je pour le dire ainsi! :-). Depuis que j'ai vu le film The Hours, je la découvre par écrit. C'est super.

On y accompagne l'évolution d'une famille bourgeoise pendant quelques années, à partir de 1880 jusqu'aux années présentes (pour présent il faut entendre 1920-1930, le livre a été publié en 1937). 

Le début du livre est un peu difficile, les années, les histoires sont hachées, on reste parfois sur notre faim, elle commence à décrire quelque chose, l'année fini, on n'a pas su ce qu'elle décrivait en détail. On s'y perd un peu (en tout cas moi, les trajets en métro n'aident pas, d'ailleurs, je suppose que l'impression de coupure vient du métro). Le temps présent est plus suivi, plus clair.

J'aime beaucoup cette écriture, le rythme. Quelle maîtrise! Magnifique. Ces histoires non finies ne sont que des portes ouvertes pour que l'on continue l'histoire dans notre tête. Génial.

Je vais peut être poursuivre mes lectures de VW par Qui a peur de Virginia Wolff? J'entends parler de cette oeuvre depuis longtemps, le titre m'a toujours fasciné lorsque la pièce était à l'affiche à Rio. 

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La lecture que je viens de commencer est dans un autre registre: Drauzio Varella, O médico doente. Et dans une autre langue (le livre n'a pas encore été traduit en anglais, il me semble), celui-là est en portugais.

Dans ce livre il raconte sa maladie, lorsque lui médecin, devient le malade. Et que ses amis médecins s'occupent de lui. Les premières pages sont intéressantes, ses observations sur le fait qu'il commençait à bien - mieux - comprendre lorsqu'un malade lui disait que parfois il se levait le matin, se douchait, se sentait tellement fatigué après passer par la douche, qu'il se sentait obligé de se recoucher. Et ça lui arrive, à lui le médecin.

Ca me fait penser un peu au fait que parfois on dit quelque chose au médecin, et qu'il interprète comme médecin, normal, c'est son métier, mais il ne donne pas forcémment la même importance ou même interprétation que le malade. Ou il n'a pas vécu pour savoirexactement ce que l'on dit, ressent.

Dans ce livre il raconte comment il a vécu et survécu à la fièvre jaune. Comment c'était d'être le médecin malade. 

L'histoire du livre est intéressante, et le personnage l'est aussi. Quelques mots dans Wikipedia [en]: spécialiste des maladies infectieuses, cancerologie, le sida. D'ailleurs il a décrit une partie de son travail sur l'épidemie de sida et les prisons, une prison en particulier, dans un livre (Estação Carandiru, 1999 - traduction en français ici -, devenu un film Carandiru, 2003, direction Hector Babenco, la très grande prison de São Paulo où il y a eu la méga émeute il y a quelques années. Affreux. ).

Son site [br]

Encore plusieurs livres en magasin en attente de lecture. J'achète pus vite que je ne lis ces derniers temps (shame on me!).