lundi, 12 novembre 2007
Visios déformée
Assise sur mon strapontin, perdue dans mes pensées et voyageant en musique, écoutant mon petit baladeur rouge de la pomme, lorsque soudain, dans mon champ de vision entre une poche de pantalon avec quelque chose qui ressemblait à... un tag.
Oui, un tag, vous savez, les petits bidules, type labirynthe pour mini-moustique.
Je sais que l'on peut trouver des tags sur les vêtements, t-shirts et autres cartes de visite, mais je n'avas pas encore vu un sur un vêtement en direct-live, avec mes yeux vu (et non pas sur des photos de japonais plus ou moins rock'n'roll, ou occidentales dans des positions qui peuvent inspirer plus d'un mâle à... aux mâles d'y penser).
Et voilà que je commence à fixer du regard la fesse gauche d'un monsieur dans le métro, pour essayer de mieux voir le tag: est-ce un vrai tag ou un machin fantaisie? J'ai l'impression qu'il est brodé - j'ai toujours imaginé que les tags sur les vêtement seraient peints/imprimés? C'est bizarre, tiens tiens.
Je me rends compte alors que mon regard devait être un peu gênant : soudain je ne peux plus voir le tag, le monsieur en question a tiré sa veste vers le bas, et a couvert l'objet de mon observation. Damn it.
Là, je lève mon regard, le mouvement a coupé ma concentration "taguistique". Damn it à nouveau. Je vois un monsieur gêné, dès qu'il voit mon regard, il détourne le sien.
(Heureusement: je fixais son jean sans aucune arrière pensée, s'il s'agissait d'un loup taré... je n'étais pas sortie de l'auberge!)
Je me demande alors si je dois lui poser une question "c'est brodé ou imprimé?" mais avant que je ne me décide il descends de la rame et disparait au milieu de la foule sur le quai.
Je replonge dans mon univers musical, en route vers la maison.
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dimanche, 03 décembre 2006
Arrache-moi mon blog que je ne puisse plus bloguer
Bercy, mercredi soir. On fait la queue pour retirer nos invitations pou entrer au Festival Nuit Parisienne 2 (je ne savais pas que le 1 avait eu lieu). Bizarrement, à l’heure où l’on arrive, il n’y a pas le queue pour rentrer, côté payant, mais elle y est côté invitations.
Il y a tellement de monde qu’on n’a pas le temps de vérifier notre nom sur la liste, l’hôtesse (de fortune ?) note le nom sur un bout de liste, nous file deux entrées et allons-y.![]()
Le principe de ce Festival semble être avoir un groupe principal qui jouera en fin de soirée, et tout autour des groupes semblables, qui se sont inspirés du rythme et musique du groupe principal. Et ce sur 3 scènes, la principale et dans les galeries. Cette fois le principal invité - et organisateur - étaient les Louise Attaque.
Allez viens, j't'emmène au vent,
je t'emmène au dessus des gens
On écoute un peu, deux groupes inspirés des Louise Attaque. Sympa. On tourne, on ne rencontre personne qu’on connais (dommage), on ne vois que des gens aux pure look: l’english parachuté chez nous, un mélange de Starsky, Michael Cane et Chips (surtout les lunettes + la veste en velours), une pseudo Birkin en taille et poids (je n’ai pas entendu sa voix). On cherche nos places sur les gradins. Si c’est bien on reste, si on est fatigué et qu’on a marre, on peut partir, la sortie ne serait pas loin.
Et j'vis toujours des soirées parisiennes,
j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne.
Installés. Presqu’en face de la scène. Cool. On attend un peu, on bavarde, la foule crie, s’impatiente. Ah, c’est le signal : le show ne va pas tarder.
Ils arrivent. Les hauts parleurs explosent de joie. Les lumières sautillent de contentement. Ca fait longtemps que je n’ai pas vu un jeu de lumières aussi chouette.
Je ne connais même pas le quart des chansons – encore moins des paroles. Je choppe un refrain au passage, je fredonne tout faux – heureusement que personne ne m’écoute, c’est Bercy, c’est « un peu bruyant ». Qu’importe. Je danse, je saut,e je fais semblant de tout connaître, je semble être une fan parmi tant d’autres (en tout cas j’espère!)
En regardant depuis les gradins on ne voit que des écrans de portables allumés: ça photographie, ça filme, ça enregistre.
Dans le temps, en 1900 et quelque, les petites lumières qu’on voyait comme ça dans les concerts étaient des briquets…
Ahh ! LA chanson slow arrive et on allume quand même quelques briquets. Et top du top : on TOURNE les écrans des portables vers la scène. On est sûrs que là c’est que pour la petite lumière…
Elle est pas jolie, elle est pas moche non plus ,
Elle est pas a gauche, elle est pas a droite,
elle est pas maladroite
Un couple assis devant nous, ramène des sacs en plastique, ils mettent sur les sièges. Ils nous demandent de surveiller. On dit ok. On se dit « et si c’était des bombes? » On continue à danser. Où sont-ils? Disparus. Que font-ils? Une vingtaine de minutes plus tard ils reviennent et nous crient qu’ils étaient allés danser dans la fosse aux fans. Aaaah! Ben oui, logique, les vrais fans sont tout en bas.
Après la première partie de leur concert, les Louise nous proposent une discothèque géante : ils appellent DJ Zebra et continuent un concert avec leur morceaux remixés qu’ils jouent eux-mêmes. Enorme. La puissance monte. Je sors un mouchoir que je mets dans les oreilles à défaut de vrai bouchon. J’entends encore très bien la musique. Purée. J’évite l’explosion des tympans.
Un peu avant la dernière chanson (et probablement avant le rappel) on s’éclipse, histoire de rentrer dans la rame de métro sans se sentir comme des sardines.
Sympa ce concert, sortie non prévue et de dernière minute. 48h avant je ne connaissais pas l’existence de Festival ni pensais que je pourrait y aller. La classe les invits! Merci Monsieur! Un autre!
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